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Compte-rendu réunion "Bilan mouvement"

mercredi 24 juin 2009, par Commission Interne

Synthèse du débat qui a eu lieu :

Bilans/revendications/perspectives : Le début de la grève sur le décret d’enseignant-chercheur était une grève corporatiste même si très mobilisatrice au niveau des profs.

Le blocage mal perçu par les profs. Tout le temps aux étudiants d’aller vers les profs. On a rien obtenu nationalement, le mouvement a été cassé au niveau national Union entre prof/personnels et étudiants renforcée, même si pas encore idéal. Première fois que les profs se mettaient en grève depuis longtemps, ils n’ont pas l’expérience des lutte passés et n’ont pas pu tirer de bilans précédemment.

Les moyens de lutte sont à discuter, même si le blocage reste toujours le moyen le plus efficace pour mobiliser massivement. Mais si les profs tirent le bilan de la grève active (faire grève en faisant cours), et qu’ils font véritablement grève ... le blocage n’a plus de raison d’être.

Bases saines pour un futur mouvement. Il est important de tirer collectivement les bilans de la lutte pour permettre aux futurs mouvements de s’améliorer. Le mouvement de cette année n’a pas encore été assez massif par rapport au mouvement anticpe, les grèves de 95 ou mai 68. C’est dû aux revendications et au contexte national de la lutte. L’année prochaine aura un contexte bouillonant avec les lycéens qui se battront contre les réformes Darcos privatisant les lycées, et nous qui essaierons de reprendre la lutte au niveau national.

Sur les revendications, la LRU doit rester une priorité mais il faut aussi cibler sur des mesures qui concernent directement les étudiants et les mobilisent individuellement. Le problème de la seule revendication de l’abrogation de la LRU, c’est que c’est trop abstrait pour la majorité des étudiants.

Il nous faut aussi remettre en cause l’université tel qu’on la connait actuellement, faire un véritable projet pour contrer l’université d’aujourd’hui. La Maison Des Etudiants et la gazette alternative sont des embryons pour un projet d’université et des lieux d’élaboration collectifs.

Il faut un mouvement général pour gagner sur nos revendications. Il y a une dispersion de la lutte avec des grandes dates interpro tous les 2 mois, sans aucune perspective de grève générale reconductible dans tous les secteurs. Aucune centrale syndicale n’a pris ses responsabilités, ce sera à nous de pousser à la base et entrainer les autres secteurs, via par exemple des collectifs interprofessionnels.

Répression : La présence policière sur la fac. Deux approches : soit indifférence, soit hostilité.

La répression policière arrive sur les mouvements lorsqu’ils sont affaiblies nationalement ou localement. C’est une conséquence d’une lutte en phase descendante.

Il va falloir mieux s’organiser face à la répression. Mise en place de verrous pour empêcher les futures mobilisations. La question de la radicalité se pose pour l’an prochain, même s’il faut que l’on ne soit pas seul pour faire un mouvement d’ensemble et véritablement radical non coupé des masses.

Les AG et les débats : Débat sur l’Assemblée Générale. Il faut être plus pédagogue et peut-être mieux expliquer le vocabulaire. L’AG est le lieu où on convainc les gens. Mais aussi remise en cause de la forme actuelle de l’AG et des formes du mouvement. Deux positions se dégagent, et qui seront à approfondir : des AG uniquement de grévistes pour approfondir les débats idéologiques et le fond, évitant ainsi le débat sur les piquets de grève avec les jaunes ; Les AG de grévistes sont des paliatifs pour ne pas massifier le comité de lutte qui doit être un lieu de débat comme toutes les instances, ce qui ne veut pas dire que le CDL devient un lieu décisionnel.

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